Can anyone read French?

Photo by Aaron Teasdale

The cool news is that I’m in a French weekly paper with mega circulation; bad news – it’s in French and I can’t read it! Here’s a link to the free weekly magazine – SPORT. They interviewed me and a few other racers and I hope it’s good. 🙂 Below is the article:

VTT : Le Tour Divide Race, la course la plus dure au monde

En juin dernier, s’est déroulé le Tour Divide Race, une course cycliste extrême qui traverse les états-Unis du nord au sud. Cyclotouristes du dimanche, s’abstenir !

C’est la course cycliste la plus difficile au monde. A côté, le Tour de France ressemble à une promenade de santé. Le Tour Divide Race, qui traverse les Etats-Unis sur 4359 kilomètres, de la frontière canadienne à la frontière mexicaine, requiert des qualités physiques et mentales hors normes. La neige, la pluie, la chaleur, les dénivelés, les zéros dollars de récompense promis à l’arrivée… Rien n’aurait pu arrêter les seize aventuriers, pour la plupart habitués des courses VTT longue distance, qui ont pris le départ le 13 juin dernier. Le principe de la course est simple : les coureurs doivent suivre en intégralité la Great Divide Mountain Bike Route, dont seulement 10 % sont goudronnés, avec, pour seul accompagnement, de quoi camper et quelques dollars pour se payer l’hôtel quand ils en trouvent un. Au final, seuls neuf coureurs ont franchi la ligne d’arrivée, après 19 jours de course pour le vainqueur, 29 pour le dernier. ” Techniquement, ce n’est pas forcément une route difficile, même s’il faut faire attention aux racines, aux rochers ou aux falaises. C’est mentalement que c’est compliqué, raconte Mike Dion, qui a dû abandonner après onze jours de course. Quand vous roulez dans la boue, ou dans un mètre de neige, avec des ours sur votre chemin ou des milliers de moustiques qui vous dévorent, c’est vraiment très difficile de rester positif. “

Le Tour Divide Race, la course la plus dure au monde à travers des paysages magnifiques-Photo : Momatiuk – Eastcott / CorbisLe Tour Divide Race, la course la plus dure au monde à travers des paysages magnifiques-Photo : Momatiuk – Eastcott / Corbis

Seuls au monde

Le règlement de la compétition est très strict. Les concurrents doivent se débrouiller seuls pour leur ravitaillement et leur logement. Et comme il faut parfois rouler des centaines de kilomètres pour trouver âme qui vive, les cyclistes partent avec une petite dizaine de kilos de réserves sur le porte-bagages. ” Sur mes 21 jours de course, j’ai seulement passé quatre nuits à l’hôtel. J’ai commencé la course avec deux jours de réserve de nourriture et 100 dollars en poche, car dans ces endroits reculés, la carte de crédit n’est pas toujours acceptée “, se souvient Ardie Olson, qui est monté sur la deuxième marche du podium. Pour communiquer, le téléphone portable était autorisé mais… seulement 15 % du parcours était desservi. C’est donc via un blog que les proches pouvaient être tenus au courant des péripéties du Tour Divide Race. Et il y en a eu quelques-unes !

Passer une quinzaine d’heures en moyenne sur un vélo est propice aux rencontres. ” Les autochtones se demandaient ce que je faisais. Avec mon look, mon odeur et mes vêtements couverts de terre, ils ont dû penser que j’étais un clochard “, rigole Ardie Olson. ” Les gens étaient vraiment très hospitaliers le long du chemin. Comme j’étais la seule fille de la course, ils s’inquiétaient beaucoup pour moi, et j’en ai vu pleurer après mon départ “, raconte de son côté Mary Collier, une Californienne de 29 ans, huitième à l’arrivée. D’autres rencontres ont été riches en émotions, mais d’un tout autre calibre. ” J’ai rencontré quatre ours durant mon périple. Un jour, un ourson a traversé la route, juste devant moi. Sa mère le suivait et m’a regardé. Elle était à six mètres de moi. J’ai reculé doucement, et elle a rejoint son petit. Mais je n’en menais pas large “, reconnaît Mike Dion qui, passée cette frayeur, s’est parfois surpris à pleurer devant la beauté des paysages. Avec une partie du Canada et cinq états américains à traverser, les concurrents ne pouvaient en effet qu’admirer la diversité du panorama.

Perds pas la route !

” Le Canada, c’était vraiment très beau, la piste était parfaite. Mais il faisait froid, surtout la nuit. Plus j’allais vers le sud, plus il pleuvait. Mais j’ai été récompensée de mes efforts, je me souviendrai toute ma vie du jour de mon arrivée, s’enthousiasme Mary Collier. Il était 3 heures du matin. Il tombait des cordes, mais il y avait un magnifique coucher de soleil au loin. Les grenouilles coassaient. Puis la lune s’est levée et a illuminé tous les cactus environnants. C’était un moment très spirituel. En tout cas, le paysage qui s’étend le long de la Great Divide Mountain Bike Route est l’un des plus merveilleux des Etats-Unis. “

Le Tour Divide Race, la course la plus dure au monde à travers des paysages magnifiques-Photo : Aaron TeasdaleLe Tour Divide Race, la course la plus dure au monde à travers des paysages magnifiques-Photo : Aaron Teasdale

Mais à force de regarder aux alentours, il arrive de se perdre. Les concurrents étaient certes équipés d’un GPS, mais seulement afin d’être localisés en cas d’urgence. Ils avaient en revanche droit à un road-book. Utile, mais encore fallait-il savoir le lire… ” Je me suis très souvent perdu. Quand je suis arrivé, mon compteur indiquait 321 km supplémentaires par rapport au trajet théorique, reconnaît Stephen Gleaser, qui a terminé huitième. Parfois c’était de ma faute, car la fatigue m’a fait prendre de mauvaises décisions. Mais il y avait également des endroits où il était impossible de s’y retrouver. ” Honneur donc à Matthew Lee, créateur et vainqueur de la course, qui a traversé les Etats-Unis sans le moindre plan ! Mais pas sans bobo. Comme la plupart des concurrents, il a souffert des genoux et des tendons d’Achille. Près de 300 heures à pédaler, ça use… Mais terminer la course la plus difficile du monde, ça se mérite.

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4 Comments Add yours

  1. Zen Monkey says:

    Je ne parle pas français, mais vont ici…

    The Tour Divide race, the hardest race in the world

    The Tour Divide Race, an extreme race through the United States from north to south was held last June. It’s not a ride for Sunday cycling tourists!

    This is the most difficult race in the world. Beside it, the Tour de France looks like a cakewalk. The Tour Divide Race, 4359 kilometers from the Canadian border to the Mexican border, requires physical and mental stamina beyond the normal. The snow, rain, heat, and the lack of any prize money for finishers couldn’t stop the sixteen adventurers (mostly long-distance mountain bike racers) who took off on June 13. The principle of this race is simple: riders must follow the entire Great Divide Mountain Bike Route, of which only 10% is paved, completely self-sufficient–camping or using a few dollars to pay for a hotel when there is one. In the end, only nine riders crossed the finish line, the winner after 19 days of riding and the last riders crossing after 29 days in the sadle. “Technically, this is not necessarily a difficult road, even if we pay attention to the roots, to rocks or cliffs. It is mentally and complicated, said Mike Dion, who had to abandon after eleven days race. When you roll in the mud, or within a meter of snow, with bears on your way or thousands of mosquitoes that eat you alive, it’s really very difficult to stay positive. “

    The rules of the competition are very strict. Competitors must fend for themselves, providing their own supplies and shelter. Contestants, sometimes riding for hundreds of miles without seeing another soul, start out with about ten kilograms of supplies. “In my 21 days of racing, I only spent four nights at the hotel. I started the race with two day reserve of food and $ 100 in my pocket, because in these remote locations, credit cards are not always accepted” remembers Ardie Olson, who held the second step on the podium. To communicate with the outside world, contestants could use a phone, but only 15% of the course had cell phone coverage. Because of the difficulty of communication, a blog was available so that relatives could be kept aware of the vicissitudes of the Tour Divide Race. And there were some!

    Spending so much time on a bicycle was not very conducive to meeting people “Locals wondered what I was doing. With the way I looked and smelled and with my clothes covered with dirt, they thought that I was a tramp,” laughs Ardie Olson. “People were really very hospitable along the way. As I was the only woman in the race, they worried a lot about me, and people cried when I left,” says Mary turn Collier, a 29-year-old Californian, eighth at the finish. Other meetings were rich in emotion, but of a different caliber. “I saw four bears during my journey. One day, a bear cub crossed the road just in front of me. His mother followed him and looked at me. She was six meters from me. I backed away slowly and she joined her little cub. But I do not {menais large} “admits Mike Dion who survived this scare but sometimes found himself overwhelmed by the beauty of the landscape. With a part of Canada and five states to cross, competitors could actually admire the diversity of views.

    Lose the road!

    “Canada was very beautiful, the road was perfect. But it was cold, especially at night. Plus the further south I went, the more it rained. But I was rewarded for my efforts, says Mary Collier. It was 3 o’clock in the morning. Looking back, she remembers [???] but there was a beautiful sunset in the distance. The frogs were croaking. Then the moon rose and illuminated the surrounding desert. It was a very spiritual time. In any case, the landscape that stretches along the Great Divide Mountain Bike Route is one of the most beautiful of the United States. “

    [???]. Competitors were equipped with a GPS, but only so they could be located in an emergency. They were however given a map. It was Useful, but riders still need to know to read it… “I was often lost. When I arrived, my computer indicated I had ridden an extra 321 km” recalls Stephen Gleaser, who finished eighth. “Sometimes it was my fault because I was so tired and took the wrong turn. But there were also places where the road was impossible to find. “Props go to Matthew Lee, the creator and winner of the race, who crossed the United States without a map! But not without pain. Like most competitors, he suffered from knee and Achilles tendons pain. After nearly 300 hours of pedaling, it’s expected … But to finish the most difficult race in the world, it is worth it.

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  2. Mary Collier says:

    Thanks Zen Monkey! This is cool stuff.

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  3. ojulius says:

    Nice! You’re famous in France!! 🙂

    Happy belated birthday, by the way. Sorry we couldn’t make the party!

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  4. Dave Harris says:

    Awesome.

    Did they interview you in French??

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